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Une année 2025 solide pour les actions européennes augure bien pour 2026

Publié le 01-29-2026

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Des catalyseurs à moyen terme devraient soutenir le marché

 

Bien que les choses ne soient jamais simples en Europe, il y a des signes évidents d’amélioration et il n’est peut-être pas trop tard pour que les investisseurs en profitent.

Avant de nous tourner vers l’année prochaine, examinons brièvement l’année 2025, qui a été remarquable pour les marchés européens. Pourquoi « remarquable »? Parce que si les rendements absolus peuvent être qualifiés de « pas mauvais » cette année, sur le plan relatif – c’est-à-dire pour les actions européennes – « pas mauvais » est en réalité très bon. En monnaies locales, l’indice de référence Stoxx Europe 600 avait progressé de 14 % à la fin de novembre et sa hausse l’a fait grimper davantage en dollars canadiens ($ CAN), à 24,6 %, ce qui s’explique par la faiblesse du dollar canadien. Par rapport aux États-Unis, les actions européennes ont enregistré des rendements supérieurs, même si, là encore, ces rendements sont en grande partie attribuables à la faiblesse du dollar américain.

Néanmoins, pour un marché qui a longtemps été à la traîne des marchés boursiers mondiaux, une année 2025 solide représente un changement stimulant. Le message clé est que selon nous, les investisseurs qui commencent tout juste à s’intéresser à l’Europe ne sont pas en retard. Les changements amorcés en 2024 et au début de 2025 progressent comme prévu. Les huit baisses de taux d’intérêt, au total, décidées par la Banque centrale européenne (BCE) ont stimulé l’activité économique. En septembre, la BCE a déclaré qu’elle prévoyait une croissance de 1,2 % en Europe en 2025, contre 0,9 %, comme elle avait prédit en juin de cette année. Si une partie de cette croissance est attribuable à l’anticipation des exportations par les entreprises avant l’entrée en vigueur des droits de douane de Donald Trump, les signes sous-jacents d’amélioration économique sont évidents, étant donné que les indices de confiance des directeurs d’achats se situent constamment en territoire expansionniste et que les dépenses de consommation des particuliers augmentent à un taux annualisé de 2,5 %.

Catalyseurs à moyen terme

Cela se produit avant l’entrée en scène, l’année prochaine, de plusieurs catalyseurs attendus à moyen terme. Ceux-ci gravitent autour de la restructuration du « frein à l’endettement » de l’Allemagne, qui devrait permettre au gouvernement d’accroître considérablement ses investissements dans les infrastructures et les dépenses de défense. Un premier exemple a été l’ouverture de la plus grande usine de munitions d’Europe, en août de cette année, dans le Nord de l’Allemagne, un événement très médiatisé auquel ont assisté le secrétaire général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (« OTAN »), le ministre de la Défense de l’Allemagne et le vice-chancelier de l’Allemagne. Compte tenu de la solidité de son bilan, l’Allemagne peut se permettre d’augmenter ses dépenses de défense.

La Commission européenne offre également un financement bon marché, par l’intermédiaire de son programme SAFE (Security Action for Europe), pour permettre à d’autres pays européens d’accroître leurs dépenses. Le programme SAFE accordera 150 G€ (environ 240 G$ CAN) de prêts à long terme à des taux concurrentiels aux États membres qui sollicitent une aide financière pour investir dans leurs capacités de défense. Les retombées se feront sentir dans toute l’Europe, et la France, qui possède de loin la plus grande industrie de défense sur le continent, sera l’un des principaux bénéficiaires.

Après des décennies de sous-investissement, les besoins de renforcement de l’infrastructure allemande sont également stupéfiants. Prenons l’exemple du secteur ferroviaire : on estime qu’il faut 80 G€ (130 G$ CAN) pour les réparations immédiates du réseau existant de l’Allemagne, et 70 G€ (113 G$ CAN) pour la construction de nouvelles lignes et l’extension des lignes existantes, afin de contribuer à la décarbonisation du secteur des transports. Ces projets devraient être présentés au deuxième semestre de 2026 et profiteront pendant de nombreuses années aux entreprises industrielles de toute l’Europe.

La nécessité pour la région de changer « la façon dont nous faisons des affaires », comme l’a souligné l’ancien Premier ministre italien (et ancien président de la BCE), Mario Draghi, en septembre 2024 dans son rapport intitulé « The Future of European Competitiveness » a également été acceptée avec une rapidité surprenante. Selon Apollo Global Management et l’European Policy Innovation Council, plus de 77 % des propositions de M. Draghi ont été mises en œuvre, sont partiellement concrétisées ou en voie de réalisation. Le fait que la Commission européenne ait décidé de publier en septembre un suivi intitulé « One Year After The Draghi Report : What has been achieved and what has changed », (en anglais seulement) témoigne du fait que les responsables politiques prennent cette initiative très au sérieux.

Implications en matière d’investissement

Malgré les avancées des catalyseurs à court, à moyen et à long termes observées en 2025, le rendement des bénéfices à court terme des actions européennes a été faible, vu qu’un certain nombre de secteurs, plus particulièrement l’automobile, les matériaux et l’énergie, ont ralenti la croissance du marché dans son ensemble. Cela signifie que tout rendement généré résultait du fait que des investisseurs ont dû payer des prix plus élevés pour obtenir les mêmes gains (soit, l’expansion des ratios). Les évaluations des actions en Europe ont augmenté en valeur absolue et, à la fin du troisième trimestre, elles représentaient 14,6 fois les bénéfices prévisionnels. Bien qu’elles soient supérieures aux évaluations extrêmement faibles observées en 2024, le marché demeure largement conforme aux niveaux moyens à long terme, qui ne reflètent pas le potentiel de croissance.

Le contexte politique, tant intérieur que géopolitique, est un autre facteur qui a freiné les marchés européens cette année. Les querelles incessantes sur le déficit budgétaire en France (qui ont entraîné la nomination de plusieurs premiers ministres en très peu de temps), la chute du gouvernement aux Pays-Bas et les résultats électoraux conflictuels en Pologne ont été au cœur des préoccupations de l’Europe. Les pressions tarifaires exercées par le gouvernement américain et les conflits en cours en Ukraine et à Gaza ont également pesé sur la confiance des investisseurs. En 2026, la résolution de l’un ou l’autre de ces problèmes contribuerait à réduire la prime de risque actuellement associée à la région.

Bien que les choses ne soient jamais simples en Europe, il y a des signes évidents d’amélioration et il n’est peut-être pas trop tard pour que les investisseurs en profitent. L’engouement initial pour les marchés européens au début de l’année a cédé la place au rebond des actions américaines, à une possibilité de reprise en Chine et à l’espoir d’une relance de l’Abenomie au Japon sous l’impulsion d’une nouvelle première ministre. Cependant, les actions européennes se sont certainement bien tenues en 2025 et il y a encore beaucoup à faire. Il y a encore beaucoup de chemin à parcourir, mais il faut bien commencer quelque part.

Richard McGrath, M.Sc., CFA®, Conseiller de portefeuille à la société AGF International Advisors Company à Placements AGF Inc.

Remarques et avis de non-responsabilité

© 2025 par AGF Ltée. Cet article a paru pour la première fois dans « Les Perspectives 2026 ». Republié avec permission.

Les points de vue exprimés dans le présent article sont ceux de l’auteur et ne représentent pas nécessairement les opinions d’AGF, de ses filiales ou de ses sociétés affiliées, et ne peuvent être associés à aucun fonds ni à aucune stratégie d’investissement.

Sauf indication contraire, les commentaires et les données sont tirés de Bloomberg, de Reuters et d'autres sources de nouvelles. Les commentaires que renferme le présent document sont fournis à titre de renseignements d’ordre général fondés sur des informations disponibles au 2 décembre 2025. Le présent document ne vise pas à répondre aux besoins, à la situation et aux objectifs d’un investisseur en particulier. Le contenu du présent document ne doit pas être utilisé ni interprété comme un conseil en placement ni comme une offre d’achat ou de vente de titres, et ne vise pas à suggérer de prendre une mesure quelconque ou de s’en abstenir. Nous avons pris les mesures nécessaires pour nous assurer de l’exactitude de ces commentaires au moment de leur publication, mais cette exactitude n’est pas garantie. Les conditions du marché peuvent changer, et Placements AGF n’accepte aucune responsabilité pour des décisions de placement prises par des individus et découlant de l’utilisation ou sur la foi des renseignements contenus dans ce document.

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Image: iStock.com/ARTYuSTUDIO

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