Essayez Forum des Fonds Premium

Gratuitement

pour un durée de 30 jours!

Accèder à

  • Listes de suivi illimitées
  • Filtrages de recherche avancé
  • Comparaisons des fonds
  • Scénarios de portefeuille
  • Rapports PDF personnalisables

Les super tendances 1 & 2 de Forstrong pour 2026

Publié le 01-08-2026

Partager cet article

L’ascension du reste du monde et la puissance budgétaire

 

Le monde a toujours été en mouvement. Cela n’a jamais changé. Ce qui a changé, en revanche, c’est la vitesse, l’ampleur et la complexité de ces mouvements, ainsi que leur impact sur les portefeuilles. Le contexte macroéconomique actuel en est une parfaite illustration : un monde à double écran, marqué par une force et une fragilité simultanées, par la clarté autant que par la contradiction.

Dans cet environnement en mutation, nos stratégies mondiales continuent de remplir le rôle pour lequel elles ont été conçues : s’adapter, demeurer ouvertes à l’émergence de nouveaux leaderships et rester ancrées dans les forces macroéconomiques qui façonnent le prochain cycle.

Pour donner un sens à ces forces, nous nous appuyons sur nos 7 super tendances, des thèmes structurels qui définissent les opportunités et les risques auxquels seront confrontés les investisseurs mondiaux en 2026 et au-delà. Nous allons commencer par les Super Tendances 1 et 2.

Super tendance 1 : L’ascension du reste du monde

Pour la première fois depuis plus d’une décennie, les impulsions cycliques les plus vigoureuses de l’économie mondiale prennent forme à l’extérieur des États-Unis. L’Europe sort progressivement d’un long brouillard post-crise, alors que le Sud achève un douloureux cycle de désendettement et que le Nord abandonne son réflexe d’austérité. Ce changement permet à l’investissement, aux salaires et à l’activité industrielle de redémarrer d’une manière qui était tout simplement impossible dans les années 2010.

Le Japon traverse quant à lui une véritable renaissance économique. Son régime de politiques publiques se normalise, les réformes de gouvernance d’entreprise s’accélèrent et les rendements pour les actionnaires s’améliorent après des années de stagnation. Les investisseurs qui avaient écarté la troisième économie mondiale sont désormais contraints de réévaluer son rôle au sein des portefeuilles globaux.

À travers l’Asie, la dynamique est celle d’une réaccélération. Les chaînes d’approvisionnement se réorganisent autour de pôles régionaux, la demande intérieure se renforce et les cycles d’exportation se raffermissent. Même la Chine, longtemps jugée difficilement investissable, fait évoluer sa politique d’une gestion de crise vers une stabilisation plus ciblée. Bien que des défis structurels persistent, ce recentrage vers des mesures de soutien ciblées et une plus grande prévisibilité des politiques publiques a contribué à stabiliser le plancher économique.

Les marchés émergents liés aux matières premières en bénéficient également. Des années de prudence budgétaire, de banques centrales crédibles et d’amélioration des comptes externes ont placé de nombreuses économies émergentes dans une position bien plus saine que celle de plusieurs pays développés. Ajoutez à cela une demande croissante pour les métaux, l’énergie, le transport et les capacités d’ingénierie, et la carte de la croissance mondiale apparaît aujourd’hui bien plus équilibrée géographiquement qu’à tout moment au cours de la dernière décennie.

En résumé, un large ensemble de régions longtemps à la traîne accèdent désormais à des rôles de premier plan. Il ne s’agit pas d’un sursaut temporaire, mais des premières étapes d’un cycle de bénéfices pluriannuel rendu possible par des politiques plus solides, des bilans assainis et des devises plus compétitives.

Après des années de sous-pondération structurelle, les investisseurs mondiaux amorcent enfin une rotation attendue de longue date vers le reste du monde. Les flux de capitaux commencent à se diriger vers l’Europe, le Japon et l’Asie émergente, un mouvement qui n’en est encore qu’à ses débuts.

Implications pour l’investissement

Super tendance 2 : La puissance budgétaire – le nouveau filet de sécurité des gouvernements

L’ancien manuel macroéconomique, fondé principalement sur l’utilisation de la politique monétaire pour gérer le cycle économique, appartient au passé. Partout dans le monde, les gouvernements adoptent une posture budgétaire beaucoup plus interventionniste. Ce qui avait commencé comme des mesures d’urgence durant la pandémie s’est transformé en un engagement structurel visant à reconstruire les capacités productives, redéfinir les industries et soutenir les revenus des ménages.

La politique budgétaire est désormais le principal moteur de la croissance nominale. Les gouvernements mobilisent des volumes de capitaux sans précédent pour la modernisation des infrastructures, la transition énergétique, la résilience des chaînes d’approvisionnement et les stratégies industrielles nationales. Aux États-Unis, en Europe et en Asie, l’ampleur de l’investissement public transforme des secteurs entiers et façonne des cycles économiques de plusieurs années.

Ce changement efface une grande partie des forces déflationnistes qui ont marqué les années 2010. Plutôt que de s’appuyer sur des taux ultra-bas pour stimuler la demande, la politique budgétaire crée de nouvelles sources de dépenses et d’investissement. Il en résulte un environnement caractérisé par une croissance nominale plus robuste, des pressions inflationnistes plus persistantes et des cycles de bénéfices plus étendus.

Tout aussi important est l’institutionnalisation du réflexe d’intervention publique. Qu’il s’agisse de tensions dans le système bancaire, de crises énergétiques ou de chocs géopolitiques, les décideurs privilégient de plus en plus le soutien budgétaire aux baisses de taux. Des crises qui, autrefois, entraînaient de longues récessions donnent désormais lieu à des mesures ciblées et à des reprises plus rapides.

Pour les investisseurs, il s’agit d’un véritable changement de régime. Les contours économiques de la dernière décennie, marqués par une faible croissance, une faible inflation et des taux bas, ne correspondent plus au monde dominé par la politique budgétaire qui se met en place. L’investissement public crée une demande durable, redessine les dynamiques concurrentielles et oriente les flux de capitaux vers les secteurs alignés sur les priorités gouvernementales.

Le paysage d’investissement qui en découle ne ressemblera pas à celui des années 2010. Il sera plus cyclique, plus inflationniste et plus favorable aux actifs réels, aux secteurs industriels, aux infrastructures et aux entreprises liées à l’investissement physique.

Implications pour l’investissement

La prochaine fois : Super tendances 3 & 4 : Les adopteurs  IA et le retour en force de l’économie réelle

Tyler Mordy, CFA, est président et chef des placements à Forstrong Global Asset Management Inc., impliqué dans la stratégie descendante, la politique de placement et la sélection de titres. L’équipe de Forstrong Global Investment a contribué à cet article. Cet article a paru pour la première fois dans la publication « Super tendances 2026 : Double Vision », disponible sur le Blogue « Perspective Mondiale ».Utilisé avec autorisation. Vous pouvez joindre M. Mordy par téléphone à Forstrong Global, au 1-888-419-6715 (numéro sans frais), ou par courriel à tmordy@forstrong.com. Suivez Tyler Mordy sur X à @TylerMordy et @ForstrongGlobal.

Avis de non-responsabilité

Contenu © 2025 par Forstrong Global. Tous droits réservés. Toute reproduction totale ou partielle par quelque moyen que ce soit est interdite sans autorisation écrite préalable. Utilisé avec autorisation.

Les informations qui précèdent sont fournies à titre d'information générale uniquement et représentent l'opinion de l'auteur. L'auteur et les clients de Forstrong Global Asset Management peuvent avoir des positions dans les titres mentionnés. Les statistiques de performance sont calculées à partir de stratégies d'investissement réelles documentées, telles que définies par le comité d'investissement de Forstrong et appliquées aux mandats de ses portefeuilles, et sont destinées à fournir une approximation des résultats composites des comptes gérés séparément. Les performances réelles des comptes séparés individuels peuvent varier par rapport aux statistiques de performances brutes « composites » présentées ici, en raison des différences entre les portefeuilles des clients en termes de taille, d'historique des entrées/sorties, de dates de création, ainsi que de volatilité intrajournalière du marché par rapport aux cours de clôture quotidiens. Les performances sont nettes des ratios de dépenses totales des FNB et des droits de garde, mais avant les retenues d'impôts, les coûts de transaction et les autres frais de gestion des investissements et de conseil. Des commissions et des frais de gestion peuvent être associés aux fonds négociés en bourse. Veuillez lire le prospectus avant d'investir. Les titres mentionnés comportent un risque de perte, et aucune garantie de performance n'est donnée ou sous-entendue. Ces informations ne sont pas destinées à fournir des conseils personnalisés spécifiques, y compris, sans s'y limiter, des conseils en matière d'investissement, de finance, de droit, de comptabilité ou de fiscalité.

Image: iStock.com/CHOLTICHA KRANJUMNONG

Essayez Forum des Fonds Premium

Gratuitement

pour un durée de 30 jours!

Accèder à

  • Listes de suivi illimitées
  • Filtrages de recherche avancé
  • Comparaisons des fonds
  • Scénarios de portefeuille
  • Rapports PDF personnalisables